• Choisir le harnais de son chien

    Nous constatons que les colliers sont de plus en plus délaissés, au profit des harnais. Sobres, multicolores, formes variées, il en existe une infinité, autant en formes qu’en couleurs et usages. Nous retrouvons Mégane, ostéopathe en formation interrogée dans un précédent article, pour nous éclairer sur le choix d'un harnais adapté.

    Tout d’abord nous nous posons une question : est-ce mieux de promener son chien (en laisse) en harnais plutôt qu’en collier, et pourquoi ?

    Alors, dans les 2 cas, il y aura des répercussions sur l’animal. Le collier va agir au niveau des cervicales, et des structures adjacentes, le harnais lui va agir sur les vertèbres thoraciques (surtout le garrot qui sont les premières thoraciques), sur le sternum et pour certains sur les épaules. De façon générale, le harnais permettra de mieux répartir les pressions et sera donc moins traumatique pour le corps.

    Ainsi, l'idéal reste d’alterner les 2 régulièrement, mais surtout d’adapter par rapport à son chien : si c’est un chien qui tire énormément on bannira le collier et privilégiera un harnais, idem pour un chien qui ne tire pas, le collier peut très bien suffire, tant que la pression exercée est faible voir absente. C’est au propriétaire d’adapter l'utilisation des selleries en fonction de son chien. En cas de doute, n'hésitez pas à poser la question à votre ostéopathe qui saura vous guider en fonction de votre chien. ☺

    On entend souvent dire qu’il ne faut pas mettre de harnais à un chiot, qu’en est-il vraiment ?

    Le problème reste le même que pour les adultes, un harnais répartira les forces de tractions tandis qu'un collier non.

    Là, c’est plus personnel, je préfère avoir un chiot qui apprend la marche en laisse avec un harnais qui traumatisera moins son petit squelette plutôt qu'avec un collier qui aura une action directe sur ses cervicales, les organes qui passe à cet endroit (trachée, larynx, pharynx, œsophage…)...

    Vous ne pouvez pas imaginer le nombre de chiens (principalement de petite taille) que l’on voit dans le cadre de consultations et dont la trachée est écrasée, car ils ont toujours porté un collier, et dont les structures « lâchent », se déforment, suite aux tensions répétitives.

    Comment choisir un harnais ?

    Le harnais doit être choisi en fonction de l’activité de l’animal, il existe des harnais classiques pour la vie quotidienne et d'autres harnais pour les sports de traction. Cependant, dans tout les cas il ne doit en aucun cas le gêner dans ces mouvements.

    Il faut donc opter pour un harnais qui:

    • Dégage les épaules, c’est très important pour éviter les traumatismes sur le squelette. Les harnais dit norvégien ne sont pas adaptés, trop étroit, et ne laisse pas les épaules bouger comme elles devraient,
    • Couvre une partie du sternum, pour que le chien soit à l’aise si jamais il doit tirer et que la traction soit répartie sur l'ensemble du squelette,
    • Ait une sangle qui passe entre les 2 pattes avant et qui vienne s’attacher derrière celles-ci.

    Si il est mal choisi (comme le collier), le harnais peut avoir des répercussions douloureuses sur le corps à court et long terme. Il est important que le chien qui se promène soit à l’aise avec les accessoires qu’il a sur lui. Il nous viendrait pas à l’idée de partir se promener avec des chaussures trop petite, ou trop grande, une sac à dos trop lourd, trop gros, qui nous étrangle ou autre. Pour les chiens c’est la même chose.

    On entend souvent des gens dire : mon chien ne tire pas, donc la forme du harnais n’est pas importante. Est-ce vraiment sans danger ?

    Non, car même sans traction, un harnais mal ajusté, non adapté, peut avoir des conséquences.

    Prenons l’exemple d’un harnais norvégien : la sangle principale passe devant les épaules, sur le dos le harnais engonce les épaules . Maintenant regardons les mouvements physiologiques des épaules :

    • Des mouvements de l'avant vers l'arrière
    • Mais aussi des mouvements du haut vers le bas

    Ces mouvements sont limités voir parfois impossible avec ce genre de harnais. La sangle avant bloque le mouvement qui va de l'avant à l'arrière. Tandis que la sangle sur le dos va bloquer les mouvements vers le haut et vers le bas. On va donc se retrouver avec des épaules bloquer, et le chien sera obligé de s’adapter.

    On sait aussi que toutes les structures sont liées entre elles et entraver une structure sera à l'origine d'un effet domino, avec des répercussions en chaîne.

    Par exemple, des épaules bloquées on aura des répercussions sur le garrot, sur les articulations temporo-mandibulaire qui auront un impact sur la hanche, ensuite sur le genou qui aura un impact sur le cheville… Vous voyez d’une simple épaule bloqué, on peut avoir un tas de répercussions qui sont douloureuses pour le chien. C'est également ce qui fait toute la difficulté du métier d'ostéopathe, puisqu'il faut remonter toute une chaîne pour trouver l'origine d'une douleur.

    Vous l'aurez compris, le choix de la sellerie est loin d'être un acte anodin et il faut être précautionneux. Voici donc une première approche pour vous guider, et préserver votre chien (ou chat!) de douleurs à court et long terme.

    Un grand merci à Mégane pour sa collaboration sur ce sujet qui me tient à cœur !

     

     Janeiro&Linoa


    Tags Tags : , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :