• Au Revoir ma Fée

    Je n'imaginais pas écrire un jour sur ce sujet. Revenir après tant de temps d'absence, avec un sujet si triste, ce n'est peut-être pas la meilleure façon de renouer avec le blog me direz-vous. Peut-être. Certainement. Mais aujourd'hui, je ressens un vrai besoin d'écrire, de parler. Le deuil animal.

    Ici, je ne veux pas vous parler des étapes du deuil. De la voie vers la guérison ou que sais-je encore... Je ne veux pas non plus faire dans le pathétique, à vouloir vous tirer absolument une larme avant la fin de cet article. Je crois que. Simplement. Aujourd'hui, écrire fait parti de MON processus de guérison. Voilà, j'écris pour moi.

    Si je ne pensais pas écrire un jour un article sur ce sujet, c'est parce que naïvement, je nous pensais immunisés. Comme si cela ne pouvait pas tout simplement pas arriver. Que mes enfants poilus sont éternels. La technique de l'autruche en somme.

    Si vous me suivez sur les réseaux, vous avez dû assister à l'arrivée de Oh Lala Tagada. Ma petite chihuahua rêvée depuis une bonne décennie. Si belle, si gentille, si rigolote. Vous savez quel bonheur j'ai eu à aller la chercher, à vivre avec elle.
    Mais vous savez également que peu de temps après son arrivée, un malheur s'est abattu sur notre famille et nous l'a prise à tout jamais. Ça nous est tombé dessus. Sans crier gare. Sans raison. En quelques heures.

    Vous dire qu'il s'agit de la pire épreuve que j'ai eu à traverser serait un euphémisme. Les quelques jours, quelques semaines après son départ, j'ai vécu dans un paradoxe infernal. Comme si je vivais dans une bulle de coton, au milieu d'un terrible fracas. Des milliers, millions d'émotions auxquelles il me fallait faire face. Et un corps incapable de bouger. Agir.

    Le décès de Tagada, a été soudain. Sans explication. Et m'a laissé dans un état de choc et de sidération total. Après un épisode d'hystérie total, je suis entrée dans une phase de peur panique de perdre ses frères et sœurs. À ne plus oser sortir. Les quitter de vue. De peur que cela se reproduise. Cette peur qui encore aujourd'hui, me ronge.

    J'ai perdu momentanément totale confiance en moi. En ma capacité de prendre soin d'eux. De prendre les bonnes décisions pour leur épanouissement, santé. Un immense bordel, où je devais gérer ma douleur d'avoir perdu ma petite fraise, et gérer le flot discontinue d'émotions, de peur, culpabilité. Une vague d'une violence incroyable, qui m'a entièrement submergée, pendant de longs mois.

    La peine que je ressens d'avoir perdu Tagada est encore et toujours bien présente. Une douleur que je n'aime pas étaler. Car, c'est bien la seule chose qu'il me reste d'elle. En plus de tout les merveilleux souvenirs. Et que je ne veux partager avec personne. Égoïstement. Mais, oui. Elle me manque toujours autant. Et la plaie commence seulement à cesser de saigner. A vrai dire, je ne pensais pas qu'on puisse être si mal d'aimer quelqu'un.

    Je tiens à vous remercier sincèrement, de m'avoir accompagnée dans cette épreuve. Vous avez tous été d'une grande bienveillance à mon égard.

    Je remercie du fond du coup mon amie, qui se reconnaîtra, pour cette vidéo pleine d'amour. Qui représente tant ma petite merveille. ❤

     
    Pin It

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    1
    Lucie et ses poilus
    Dimanche 29 Décembre 2019 à 21:25
    Je suis tellement triste pour vous ....Je comprends votre douleur et elle n’est pas facile à exprimer tant le deuil de l’animal est un sujet tabou .... Tagada a rejoint le paradis des chiens et elle veille sur vous et sa petite fratrie ...Bon courage à vous .
    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :